Noms communs :  ail cultivé, ail à tige tendre, ail à tige dure, ail à bâton.
Nom botanique :   Allium sativum, famille des alliacées ou des liliacées.
Parties utilisées :  bulbes.
Vertu de l'Ail

 

Habitat et origine : L’ail est une plante cultivée dont on ne trouve plus de spécimens à l’état sauvage. De plus, sa reproduction est strictement végétative puisque, aussi loin qu’on puisse remonter dans l’histoire, la plante ne produit pas de fleurs au sens botanique et, par conséquent, ne se reproduit plus de façon sexuée depuis des millénaires. Chaque nouvelle plante est en fait un clone de quelque parent dont l’origine se perd dans la nuit des temps. De même, on ignore quelles furent exactement les plantes sauvages qui donnèrent un jour naissance à cette espèce.

Historique
L’origine présumée de l’ail est située aux confins de la Russie, de la Chine, de l’Inde et du Moyen-Orient. De ces territoires occupés par des peuples nomades il y a environ 10 000 ans, le précieux bulbe migra progressivement vers l’Extrême-Orient, l’Arabie, l’Égypte et le Bassin méditerranéen (Grèce, Rome, …) au gré des grandes routes commerciales et des campagnes militaires visant à les contrôler. La plante est sans doute l’un des légumes les plus anciennement domestiqués par les hommes qui, depuis des temps immémoriaux, s’en sont servi aussi bien pour se soigner que pour se nourrir.

On raconte que les esclaves travaillant à la construction des pyramides d’Égypte avaient cessé de travailler afin de protester contre le fait qu’on avait coupé leurs rations d’ail qui, pensait-on, leur procurait la résistance nécessaire pour accomplir leur dur labeur. Un papyrus égyptien datant de l’an 1550 avant notre ère mentionnait que l’ail était excellent pour combattre l’hypertension artérielle, les tumeurs et les parasites. Chez les anciens Grecs, chez les Romains, en Inde, en Chine et au Japon, on attribuait au bulbe des vertus toniques, cardiovasculaires, anti-infectieuses et antitumorales.

Les Athéniens, qui consommaient beaucoup d’ail, l’appelaient la rose puante. Les lutteurs, avant de se présenter dans l’arène, en mâchaient quelques gousses crues pour se donner force et courage. Ainsi feront les gladiateurs romains

Durant la première guerre mondiale le gouvernement anglais demandait à la population de lui fournir quantité de bulbes d’ail pour répondre aux besoins médicaux de son armée en guerre. Durant la Seconde Guerre mondiale, l’armée russe eut recours à l’ail lorsqu’elle vint à manquer de pénicilline.

Louis Pasteur fut l’un des premiers à démontrer que l’ail pouvait détruire des bactéries.

La légende de Dracula aurait été inspirée par une rare maladie, la porphyrie, une défaillance du métabolisme du sang qui rend le patient hypersensible à la lumière et dont l’ail peut exacerber les symptômes. On sait par ailleurs que l’ingestion d’ail peut chasser certains parasites qui sucent le sang, comme la tique. Tous les éléments de la légende sont donc présents.

Ail-gousse-magique

L’ail : votre allié santé incontournable

Contre le rhume, la grippe, l’hypertension, le vieillissement, le cancer… L’ail est un aliment santé incontournable. Voici les vertus de cette petite gousse magique.

L’ail fait baisser la tension artérielle

« Des études ont montré que l’ail réduit la tension artérielle d’environ 10% », explique le Dr Franck Senninger, médecin nutritionniste.  » Il diminuerait aussi l’athérosclérose (accumulation de graisses sur la paroi des artères) en diminuant le volume des plaques de cholestérol et en conférant une meilleure élasticité à l’aorte du cœur après 50 ans. »
Pourquoi : Les raisons sont encore peu connues mais l’ail renfermerait des fructosanes, du magnésium et de l’adénosine. Des composés qui auraient une action directe sur la fluidité du sang, l’élimination de l’eau et la dilatation des artères.

L’ail facilite la digestion
Ne pas oublier d’enlever le germe (souvent indigeste), l’ail est un excellent antiseptique qui entretient la flore intestinale, facilite la digestion et la sécrétion de bile.
Pourquoi : La vitamine B1 contenue dans l’ail participe à la fabrication d’enzymes qui aident à la digestion. L’ail contient aussi du chlore qui renforce l’activité de l’estomac dans la destruction chimique des aliments.
A savoir: l’ail prévient la gastro-entérite en détruisant les bactéries intestinales. Consommez-en régulièrement, de préférence cru.

L’ail protègerait de certains cancer
Les résultats de plusieurs études publiées entre 1966 et 1999 démontrent une diminution de 30% du risque de cancer colorectal (gros intestin) et d’environ 50% du risque de cancer de l’estomac en cas de consommation élevée d’ail.
Pourquoi : Il a été prouvé que l’allicine (la molécule responsable de l’odeur caractéristique de l’ail libérée lorsqu’il est coupé, broyé ou écrasé), et d’autres dérivés (diallyl sulfide, diallyl disulfide et ajoène) protègent l’organisme en empêchant certaines cellules cancéreuses de se multiplier.

L’ail a des vertus anti-âge
Après avoir découvert un taux de centenaires élevé dans le comté de Jinshan en Chine en 2001 (35 centenaires, soit 7 fois plus que la moyenne du pays), des scientifiques chinois en ont conclu que l’ail aiderait à vivre mieux et plus longtemps.
Pourquoi : L’ail est riche en antioxydants (flavonoïdes, tocophérol, cystéine, sélénium, manganèse et cuivre) qui combattent les radicaux libres, responsables du vieillissement cellulaire.

L’ail, un bon remède contre le rhume et la pneumonie
En 2001, une étude anglaise menée sur 146 personnes a montré que l’ail prévient et traite les infections des voies respiratoires. Ceux qui avaient pris une capsule d’allicine (molécule de l’ail) durant 12 semaines ont été moins infectés par le virus du rhume que ceux du groupe placebo. Et lorsqu’ils étaient enrhumés, leurs symptômes se résorbaient plus vite. Pour la petite histoire le père de la médecine, Hippocrate lui même, à un malade atteint de pyothorax prescrivait l’absorption d’une grande quantité d’allium à l’état cru, au repas du soir, arrosé d’un vin pur et généreux Le traitement était identique dans le cas d’érysipèle du poumon, sauf qu’il fallait prendre l’allium et le vin pur le matin à jeun!.
Pourquoi : Quand on mange de l’ail, l’allicine passe dans le sang et détruit les virus et les bactéries. Une partie de cette allicine est rejetée par la respiration (l’haleine forte du mangeur d’ail vient de là) et tue les virus et bactéries présents dans l’arbre respiratoire.

L’ail, un antibiotique naturel !
Démontré par Louis Pasteur puis par de récentes études qui ont montré que ses composés peuvent tuer 60 espèces de champignons et plus de 20 types de bactéries, parmi lesquelles l’hélicobacter pylori (responsable de l’ulcère de l’estomac), le staphylocoque doré et le pneumocoque responsable de la pneumonie.
Pourquoi : L’ail contient de l’allicine, un puissant antimicrobien, de la vitamine C, de l’iode, du magnésium et du soufre, qui sont d’autres anti-infectieux.

Consommation : 2 gousses d’ail crues ou 4 cuites/jour sur 2 à 3 prises, écrasées ou hachées à avaler avec une gorgée d’eau.

L’ail traite les affections de la peau
En usage externe, l’ail ferait merveille contre les mycoses et les verrues (papillomavirus).
Pourquoi : L’ail est un puissant antifongique, antibactérien et antiviral grâce à sa teneur en allicine.
Mise en œuvre : Appliquez une purée d’ail cru haché avec un sparadrap pendant la nuit jusqu’à guérison. Protégez la peau saine environnante avec du vernis à ongle incolore ou un pansement car le suc est irritant.

L’ail à des Propriétés vermifuges
Les propriétés toenifuges de l’ail et son pouvoir antiseptique, contre les morsures d’ animaux enragés,  de serpents et contre les vers intestinaux , étaient bien connus des médecins de l’antiquité.  Il a été de tout temps, semble t-il, utilisé pour se débarrasser des parasites intestinaux, en particulier les ascarides lombricoles de l’intestin grêle et les oxyures du rectum. Par contre, il ne montre aucune efficacité contre le ténia ou le vers solitaire.

Mise en œuvre : Administrer de l’ail bouilli dans du lait, sous la forme de sirop d’ail

L’ail vasodilatateur et anti-coqueluche

Vasodilatateur, l’ail prévient plusieurs affections du sang et accidents de la circulation mais aussi contre les troubles congestifs de la ménopause, on  recommande de le prendre en une confiture d’ail.

Mise en œuvre : On épluche et râpe deux têtes d’ail que l’on mélange soigneusement avec l’eau et quatre cuillerées à soupe de miel liquide. On conserve le tout bien bouché. Puis on en prend deux cuillerées chaque jour.  Dans les cas les plus graves, on aura plutôt recours à un alcoolat : on fait macérer quelque dix jours de l’ail haché dans l’alcool à 60° en agitant fréquemment et on en met quelques gouttes sur un morceau de sucre dès les premiers symptômes. Pour la coqueluche, on respire du jus d’ail puis on en prend buccalement quelques gouttes matin et soir.

L’ail contre la toux et la clarification de la voix

L’ail est aussi préconisé contre la toux.  Une décoction d’ail, non seulement calme la toux et éclaircit la voix, mais allège les douleurs de poitrine consécutives aux coups de froid.

Ail cru, cuit ou en poudre
L’ail cuit ne vaut pas le cru. L’allinase, enzyme qui permet la formation de l’allicine et autres composés sulfurés, se dégrade avec la chaleur. Un truc : ajoutez l’ail cru quelques minutes avant la fin de la cuisson.
On le trouve aussi en poudre, avec un avantage : celui de ne pas provoquer d’haleine forte. Mais pour être efficace, il faut prendre 1 gramme/jour d’extrait d’ail à 1,3% d’allicine en capsules gastro résistantes (les sucs gastriques rendant inactifs l’allicine).

Attention : Éviter de trop consommer d’ail si vous prenez des médicaments anticoagulants, car il fluidifie le sang.

Astuce de « grand mère »

  1. Comment éviter la mauvaise haleine avec l’ail.Plus on mange d’ail, moins on sent l’ail. La consommation régulière de ce condiment favorise la formation d’enzymes, qui aident à minimiser les émanations aillées.
    Inutile de vous brosser les dents, ça ne marche pas ! Préférez la consommation de quelques brins de persil ou d’une à deux feuilles de menthe fraîche juste après le repas. La chlorophylle supprime l’odeur alliacée.
  2. Comment mieux digérer l’ail pour ceux qui le digère mal : enlever le germe ( le truc vert dans l’ail), souvent responsable de ce désagrément.

 

Effets indésirables et Contre-indications :

Aucune contre-indication connue, sauf peut-être pour les personnes atteintes de porphyrie, une maladie très rare du métabolisme sanguin.
On recommande cependant d’éviter de consommer d’importantes quantités d’ail avant et après une intervention chirurgicale en raison de ses effets anticoagulants qui pourraient augmenter les saignements.

Combinés à l’ail, les anticoagulants peuvent causer des saignements spontanés. Il peut abaisser le taux de sucre dans le sang et avoir des répercussions chez les diabétiques qui prennent de l’insuline. À éviter 24 heures avant une intervention chirurgicale.

Mis à part de légers malaises gastro-intestinaux occasionnels à la suite d’une forte consommation d’ail et de possibles réactions de la peau ou des muqueuses résultant de l’application topique d’ail frais, les seuls effets indésirables notables sont les effluves que dégage l’haleine du mangeur d’ail. La consommation régulière d’ail favorise la formation d’enzymes qui aident à minimiser l’odeur. Manger du persil frais aide également à réduire la mauvaise haleine.
Certaines personnes peuvent avoir de la difficulté à digérer l’ail cru.

Interactions

Avec des plantes ou des suppléments

Les effets de l’ail pourraient s’ajouter à ceux d’autres plantes ou suppléments qui éclaircissent le sang ou qui ont des effets anticoagulants ou hypoglycémiants.

Avec des médicaments

Les effets des suppléments d’ail pourraient s’ajouter à ceux des médicaments qui éclaircissent le sang ou qui ont des effets anticoagulants ou hypoglycémiants.Ne pas consommer d’ail conjointement avec de l’aspirine.

L’ail peut aussi contrer l’efficacité des immunosuppresseurs

Le règle d’or
Les produits naturels ne sont pas sans danger. Informez votre médecin des produits naturels que vous prenez, peu importe les médicaments que vous consommez ou le problème de santé pour lequel vous êtes traitée. Votre pharmacien peut aussi vous conseiller, n’hésitez pas à le consulter.

Sources : http://recherchedubienetre.free.fr